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Route de l’Alaska

Jusqu’en 1942, seuls les navires ou quelques rares avions pouvaient atteindre l’Alaska; il n’y avait pas de lien routier entre les É.-U. et le sud du Canada et cette vaste région américaine. Des troupes japonaises avaient occupé les îles Aléoutiennes de l’Alaska, et des avions japonais avaient bombardé Dutch Harbor au début de 1942; rien ne permettait de savoir avec certitude s’il s’agissait là d’une diversion avant l’assaut de Midway, dans le Pacifique.

La menace qui frappait soudainement la côte ouest devenait une charge de plus. L’Alaska formait le flanc nord de la Colombie-Britannique et du Yukon; toute consolidation de la position de défense était bienvenue. En quelques semaines, le Canada et les États-Unis ont donc conclu une entente. Le 11 février 1942, le président Franklin D. Roosevelt a ordonné la construction de la route de l’Alaska à travers le Yukon. La route devait être entièrement construite et administrée par les Américains, puis remise au Canada à la fin de la guerre.

En un temps record, quelque 11 000 soldats américains et 16 000 travailleurs civils américains et canadiens se sont attaqués à une région sauvage en grande partie inexplorée, avec environ 7 000 véhicules de construction de toutes sortes, à partir de Dawson. Après une véritable épopée marquée par les assauts incessants de moustiques affamés et la disparition de bulldozers dans des tourbières pergélisolées, la route de 1 523 milles (2 451 km) a été officiellement inaugurée le 20 novembre 1942, ce qui constituait un véritable exploit.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le corridor menant à l’Alaska relevait des forces américaines, et quiconque l’empruntait, Canadien ou Américain, devait se munir d’un laissez-passer délivré par les autorités militaires américaines. La route a été remise à l’Armée canadienne le 1er avril 1946 et elle est restée sous responsabilité militaire jusqu’en 1964. Construite à l’origine à des fins de défense, la route de l’Alaska a depuis favorisé considérablement le commerce et le tourisme dans la région.

Relations franco-britanniques

L’histoire militaire du Canada a toujours été marquée par les rivalités qui ont opposé les deux pays européens qui ont fondé le Canada. Du Moyen Âge au XIXe siècle, la France et l’Angleterre ont constamment été en guerre. Quand l’une et l’autre a étendu son empire colonial, ces rivalités se sont transportées outre-mer. Elles ont atteint leur point culminant lors de la cession du Canada à la Grande-Bretagne, en 1763, suite à la conquête du pays trois ans auparavant.

Les deux communautés n’ont pas toujours entretenu des rapports chaleureux. Toutefois, comme chacune avait de solides traditions militaires, elles ont toujours uni leurs efforts pour faire front à l’ennemi commun, lors des invasions américaines ou face à d’autres menaces externes. Après la fin des guerres napoléoniennes, en 1815, les relations entre la France et la Grande-Bretagne se sont améliorées de façon constante pendant tout le XIXe siècle. Quand l’Allemagne est devenue le pays le plus puissant de l’Europe de l’Ouest après sa victoire sur la France en 1870, la France et la Grande-Bretagne se sont rapprochées et elles sont devenues des alliés pendant les guerres mondiales du XXe siècle.

Rangers canadiens

Organisation de milice mise sur pied en 1947 pour opérer dans les régions côtières peu peuplées et le Grand nord. Les rangers étaient surtout des Inuits et des Autochtones vivant dans ces régions. Les deux premières compagnies, autorisées le 4 septembre 1947, étaient stationnées à Dawson City et à Whitehorse; au début des années 1960, on en comptait plus d’une vingtaine.

Relations canado-américaines

À l’époque coloniale, les relations entre les colonies françaises et britanniques d’Amérique du Nord ont toujours été très tendues, même en temps de paix. Un court répit a été observé de 1760 à 1775, quand le drapeau britannique a flotté sur toute l’Amérique du Nord, mais les tensions entre les colons américains et le gouvernement britannique ont dégénéré en un conflit ouvert et une tentative d’invasion du Canada par les Américains en 1775-1776. Le Canada est demeuré britannique, et les relations avec les États-Unis d’Amérique, nouvellement indépendants, sont demeurées tendues par la suite, les Américains essayant à maintes reprises d’envahir le Canada de 1812 à 1814.

Après la guerre de 1812, la frontière canado-américaine a été l’objet de nombreux différends. L’Accord Rush-Bagot (1817) qui restreignait le nombre de bâtiments de guerre sur les Grands Lacs a toutefois été le prélude aux relations plus harmonieuses qui allaient se développer dans les décennies suivantes. La méfiance demeurait grande, et d’imposantes fortifications ont été érigées, pour le cas où la guerre éclaterait. Lors des rébellions de 1837, des différends frontaliers dans le Maine et l’Oregon ont accru les tensions, les années 1860 marquant probablement la période la plus délicate à cause des incidents liés à la guerre de Sécession et aux Fenians.

Jusqu’en 1850 environ, les Britanniques ont maintenu au Canada une garnison régulière dont l’effectif correspondait à peu près à celui de la petite armée régulière américaine. Cela est toutefois devenu impossible dans les années 1860 à cause de la guerre de Sécession et de la formidable expansion de l’Armée américaine qui s’en est suivie. Toutefois, la Grande-Bretagne pouvait toujours compter sur la Marine royale, et, en cas de tension, les diplomates avaient toujours la possibilité de déclarer tranquillement que des navires de guerre basés à Halifax et à Esquimalt pouvaient rapidement aller bombarder Boston, New York et San Francisco; la Marine américaine n’était pas négligeable, mais elle n’avait rien à opposer à des navires ultra-modernes comme le HMS Warrior.

La Grande-Bretagne et les États-Unis voulaient éviter toute guerre au sujet du Canada et, en 1871, ils ont signé le Traité de Washington, réglant toutes les questions en suspens entre les deux pays. Même s’il a été critiqué par certains politiciens canadiens, le traité a marqué une étape importante dans l’établissement de relations harmonieuses. Il a notamment favorisé un commerce qui allait graduellement À l’époque coloniale, les relations entre les colonies françaises et britanniques d’Amérique du Nord ont toujours été très tendues, même en temps de paix. Un court répit a été observé de 1760 à 1775, quand le drapeau britannique a flotté sur toute l’Amérique du Nord, mais les tensions entre les colons américains et le gouvernement britannique ont dégénéré en un conflit ouvert et une tentative d’invasion du Canada par les Américains en 1775-1776. Le Canada est demeuré britannique, et les relations avec les États-Unis d’Amérique, nouvellement indépendants, sont demeurées tendues par la suite, les Américains essayant à maintes reprises d’envahir le Canada de 1812 à 1814.

Jusqu’en 1850 environ, les Britanniques ont maintenu au Canada une garnison régulière dont l’effectif correspondait à peu près à celui de la petite armée régulière américaine. Cela est toutefois devenu impossible dans les années 1860 à cause de la guerre de Sécession et de la formidable expansion de l’Armée américaine qui s’en est suivie. Toutefois, la Grande-Bretagne pouvait toujours compter sur la Marine royale, et, en cas de tension, les diplomates avaient toujours la possibilité de déclarer tranquillement que des navires de guerre basés à Halifax et à Esquimalt pouvaient rapidement aller bombarder Boston, New York et San Francisco.

La Grande-Bretagne et les États-Unis voulaient éviter toute guerre au sujet du Canada et, en 1871, ils ont signé le Traité de Washington, réglant toutes les questions en suspens entre les deux pays. Il a notamment favorisé un commerce qui allait graduellement façonner un marché intégré dans le siècle qui a suivi. Du point de vue militaire, le traité a rapidement mené au retrait des troupes britanniques du Canada à la fin de 1871

La politique étrangère du Canada était fixée par la Grande-Bretagne et elle privilégiait un lien étroit avec l’Empire britannique, ce que la majorité des Canadiens approuvaient. Des milliers de volontaires se sont donc engagés pour servir en Afrique du Sud, tandis que de nombreux Américains appuyaient les Boers; cela n’a toutefois pas nui aux relations de plus en plus étroites qu’entretenaient le Canada et les États-Unis. L’entrée en guerre États-Unis en 1917 a marqué une autre étape importante : pour la première fois, Canadiens et Américains allaient combattre un ennemi commun. Cela s’est produit de nouveau en décembre 1941, pendant la Seconde Guerre mondiale, puis pendant la guerre froide qui a suivi, jusque dans les années 1990.

Pendant la seconde moitié du XXe siècle, les influences britanniques qui avaient marqué les modestes forces armées du Canada ont cédé progressivement la place à des façons de faire américaines, témoignage de la collaboration accrue du Canada avec les forces militaires américaines dans le cadre d’alliances comme le NORAD et l’OTAN. Les relations militaires canado-américaines ont néanmoins connu des tensions imputables à des divergences de vue sur certains aspects de la politique internationale, particulièrement au sujet de Cuba, du Viet Nam et du Moyen-Orient.

Voir aussi : Route de l’Alaska, Guerre froide, OTAN, NORAD, Guerre nucléaire.

Réseau DEW

Un réseau d’alerte avancée (Distant Early Warning, ou DEW) formé d’une ligne de stations radar traversant tout le Canada entre l’Alaska et le Groenland à la fin des années 1950, le long du 70e parallèle, afin de pouvoir signaler rapidement une attaque nucléaire de bombardiers soviétiques. Ce réseau a été construit et surveillé par les forces armées des États-Unis. Il était considéré comme particulièrement important pour les Américains, mais moins pour les Canadiens; le feu vert fut donné après que les États-Unis eurent réglé des revendications territoriales en suspens et explicitement reconnu la souveraineté du Canada dans l’Arctique.

Voir aussi : réseau PineTree, NORAD, ligne du Centre du Canada.